Ecrit sur un coin de table au bureau, c’est sorti presque tout seul, mais pas aussi facilement que d’autre que j’ai pu écrire. C’est un poème qui sent la lutte, et je ne sais pas tellement si c’est une bonne chose. En tout cas, il vaut ce qu’il vaut, et guère plus.
« Tout est magie ou rien quand on s’aime », disait-Elle
« Rien que de naturel ou de miraculeux
Il n’est pas de question qui soit existentielle
Tout est magie ou rien, quand nous sommes tous les deux. »
Il ne disait plus rien, mais demeurait soucieux
Taraudé par le doute, et la crainte éternelle
De ne survivre point, d’être séparé d’Elle
Se résignant déjà – son cœur se faisait vieux.
Ils s’étaient consumés l’un l’autre dans les blés
Ultime étreinte avant le combat fratricide
C’était fini, déjà, elle le savait lucide
Il mourrait en amant fier et désespéré.
Quelques minutes encor’ le Dieu Cerf espéra
Avant que la Déesse dans ses bras ne soupire
« Les amants se perdront mais l’amour restera
Et la mort n’aura pas d’empire ».
Le début du premier vers est de Novalis.
Les deux derniers vers du poème sont de Dylan Thomas, à la base c’est de l’anglais, “And death shall have no dominion.”
Tout ce qui se situe entre les deux est made in Adryem.